Les unions qui ne se fracassent pas sont celles où l'amitié remplace l'amour quand l'amour s'en va. Parce que l'amour finit toujours par s'en aller.

# Posté le vendredi 20 novembre 2009 12:03

Modifié le vendredi 27 novembre 2009 12:52




Ton amitié m'a souvent fait souffrir ; sois mon ennemi, au nom de l'amitié.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 20 novembre 2009 12:07

 ♥
Une petite fille l'attendait dans le hall de l'hôtel. Sa petite fille à elle, son amour. La vie avait continué après, la vie continue toujours. Elle te donne des raisons de pleurer et des raisons de rire. C'est la vie, Joséphine, fais-lui confiance. C'est une personne, la vie, une personne qu'il faut prendre comme partenaire. Entrer dans la valse, dans ses tourbillons, parfois elle te fait boire la tasse et tu crois que tu vas mourir et puis elle t'attrape par les cheveux et te dépose plus loin. Parfois elle t'écrase les pieds, parfois elle te fait valser. Il faut entrer dans la vie comme on entre dans une danse. Ne pas arrêter le mouvement en pleurant sur soi, en accusant les autres, en buvant, en prenant des petites pilules pour amortir le choc. Valser, valser, valser. Franchir les épreuves qu'elle t'envoie pour te rendre plus forte, plus déterminée.

# Posté le vendredi 20 novembre 2009 12:14

Elle avait besoin de pleurer. Elle ne savait pas pourquoi. Elle avait trop de bonnes raisons. Celle-là ferait l'affaire. Elle chercha des yeux un torchon, s'en empara et l'appliqua en garrot sur sa blessure. Je vais devenir fontaine, fontaine de larmes, fontaine de sang, fontaine de soupirs, je vais me laisser mourir.

# Posté le vendredi 20 novembre 2009 12:19

Modifié le vendredi 20 novembre 2009 12:33

Si elle quittait Philippe, elle serait privée de toute cette beauté. Si elle quittait Philippe, il lui faudrait tout recommencer. Seule. Ce simple mot la fit frissonner. Les femmes seules lui faisaient horreur. Elles étaient si nombreuses ! Toujours à courir, à se démener, la mine pâle, la moue avide. La vie des gens est terrifiante, aujourd' hui. (...) On les prend à la gorge, on les oblige à travailler du matin au soir, on les abrutit, on leur inflige des besoins qui ne leur ressemble pas, qui les égarent, les pervertissent. On leur interdit de rêver, de traîner, de perdre leur temps. On les use à la tâche. Les gens ne vivent plus, ils s'usent. A petit feu.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 20 novembre 2009 12:39